Skip to content

Service Public

Solution 3, cahier, page 17

  • Prix meilleur marché
  • Plus grand choix de prestataires
  • Changement de prestataire possible si on n’est pas satisfait
  • Les prestataires attirent les clients avec des offres avantageuses.
  • La concurrence oblige les prestataires à proposer des offres innovantes.
  • Le marché s’auto-régule: le nombre de prestataires correspond à la demande.
  • etc.

Solution 4, cahier, page 17

  • Suppression d’emplois
  • Augmentation des prix
  • Baisse des normes de sécurité
  • Diminution de la qualité de la prestation
  • Manque d’infrastructure / entretien insuffisant de l’infrastructure
  • etc.

Solution 5, cahier, page 18

Kim Müller, la desserte de base au Sud-Soudan est dans un état très précaire. Quels secteurs sont particulièrement touchés?

Müller: C’est le cas de l’ accès aux soins médicaux, par exemple. Il y a beaucoup trop peu d’ hôpitaux, un personnel médical insuffisant et souvent mal formé et il manque des médicaments. Un problème supplémentaire est le manque d’ infrastructure routière. Des routes goudronnées et praticables toute l’année n’existent presque que dans la capitale, Juba. Plus de la moitié des routes interurbaines ne sont pas utilisables durant la saison des pluies. Par conséquent, les gens vivant à la campagne, en particulier, n’ont pas accès aux marchés, aux hôpitaux ou aux écoles. L’ approvisionnement en eau est également insuffisant: en raison du manque d’infrastructure, l’eau tirée de fontaines à pompe manuelle doit être transportée sur des kilomètres jusqu’à la maison. Les femmes et les enfants se chargent de cette tâche difficile et y consacrent plusieurs heures par jour.

Quelle est la situation concrète des secteurs de l’électricité, du ramassage des ordures, de l’éducation, des télécommunications et de la desserte postale de base?

Müller: La desserte de base est d’abord mise en place dans les villes; les régions rurales sont désavantagées. Juba, la capitale, ainsi que les principales villes des Etats du Soudan disposent de l’ approvisionnement en électricité dans quelques quartiers. La plupart du temps, l’électricité n’est toutefois disponible que quelques heures par jour. La majeure partie du Sud-Soudan doit vivre sans aucune électricité. Il en est de même dans d’autres secteurs de la desserte de base. Le centre-ville de Juba dispose certes d’un ramassage des ordures. Mais celui-ci n’est pas fiable: on trouve partout des montagnes de détritus de différentes tailles. Comparé à cela, le réseau de téléphonie mobile du Sud-Soudan est étonnamment bien établi. Au Sud-Soudan, il n’existe pas encore de services postaux comme nous les connaissons en Suisse. Les marchandises et les lettres sont le plus souvent transportées par des amis ou des connaissances. Le système scolaire est lui aussi en voie de développement: les cours ont souvent lieu par groupes de soixante enfants et jeunes ou plus, à l’extérieur, sous un arbre, par des températures supérieures à 40°. Toutefois, ces enfants peuvent être heureux de leur sort. Plus de la moitié des enfants et des jeunes ne peuvent pas du tout aller à l’école ou doivent arrêter l’école pour aider leurs familles à travailler à la maison et dans les champs. Aussi, il n’est pas étonnant que plus de 80% des habitants du Sud-Soudan ne sachent ni lire, ni écrire.

Quelles sont les conséquences concrètes du manque d’infrastructure?

Müller: Durant la saison des pluies, des villages et des villes entiers sont coupés du monde extérieur. Cette saison est en outre marquée par les maladies comme le typhus ou le paludisme. Et lorsque les malades sont déjà affaiblis en raison de la sous-alimentation et n’ont pas accès à un médecin et à des médicaments vitaux, les conséquences peuvent être mortelles.

Relâcher